Les plus pauvres exclus de la microfinance

Charlotte vend les bonbons pour survivre

Madame Charlotte âgée de trente ans, de teint un peu brune, est habillée d’un kaba en pagne de la journée internationale de la Femme. Elle habite avec ses enfants  dans un pauvre quartier de Douala, Bonassama Texas au bord du Wouri. Dans sa vieille maison en carabotte, elle a aménagé un petit espace devant sa véranda.

Les soucis de Charlotte

On y trouve des petits sachets d’omo, de biscuits, de maggi, du sucre, des cigarettes et du whisky, le tout pour un capital de 10 000 FCFA. Elle exerce cette activité soucieuse d’envoyer ses enfants à l’école. Elle a demandé un crédit a des établissements de microfinance.

Très pauvre, Madame Charlotte n’a cependant pas obtenu de crédit. ”Je n’avais pas les garanties demandées par les microfinances. La seule chose que je possède, c’est ma maison en carabotte”, déclare-t-elle en souriant. « Je n’ai pas une personne riche qui peut m’aider à avoir le credit. »

Ils habitent a cinq dans la carabote (maison en planche)

En face de Madame Charlotte se trouvre  sa voisine Madame Eyangueros, vendeuse de bière. Depuis trois ans, elle vend de la bière dans sa chambre. Elle ne possède ni bancs, ni chaises, ni tables. Ses clients achètent les bières dans sa chambre. Ils s’assoient sur son lit. Elle fait cette activité pour résoudre les problèmes de ses enfants et aussi ses propres problèmes. “ Je vends cinq bières par jour et parfois un casier de douze bouteilles s’il y a le marché. Mon capital est environ de 15 000 FCFA, c’est l’équivalent de trois casiers”, dit-elle sincèrement.

Madama Eyanguero souhaite aussi avoir un crédit de microfinance pour agrandir son activité économique. Mais très pauvre et sans garantie elle demeure toujours dans la pauvreté.

Quelle solution pour les plus pauvres?

Les microfinances aident seulement les pauvres. Mais pour les plus pauvres, il n’y a pas d’accès. Ils représentent trop de risques car les plus pauvres non pas souvent les moyens de rembourser. Résultat, les personnes les plus démunies ont très peu accès à des services de financement comme la microfinance.

Richard Shengang  et Robert Bendouang

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